Photo 7 - CopieLa commune d'Ollioules a été libérée le 23 août 1944 et cette date est restée gravée dans la mémoire des ollioulais qui ont vécu cette journée historique. Parmi eux, l'un des témoins de ces heures capitales, Jacques Martina-Fieschi, ancien adjoint au maire, qui habite toujours à proximité même du lieu des derniers combats, au croisement de l'avenue Clemenceau et de la RDN8. La municipalité a d'ailleurs donné le nom de 23 août 1944 à ce carrefour et les commémorations commencent chaque année en ce lieu emblématique.
En ce jour d'août 1944, Jacques Martina-Fieschi sait, grâce à la radio, que la libération est en route et que les résistants Ollioulais, sous la conduite de Monsieur Claessens, garagiste avenue Clemenceau, sont prêts. Dans la matinée c'est l'arrivée des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) qui nettoient sur leur passage la résistance allemande tout au long de la Nationale 8, de Toulon à Marseille via Ollioules. Quelques heures plus tard, l'armée de Libération du Général de Lattre de Tassigny reprend à l'ennemi une partie d'Ollioules jusqu'à l'avenue Clemenceau et attaque le fort du Gros Cerveau où se trouve un poste d'observation allemand.
J Martina FieschiDans l'ouvrage « Regard sur un terroir, Ollioules », publié par le Foyer Pierre Singal, Jacques Martina-Fieschi retrace les derniers combats avant la libération :
« La colonne allemande s'avançait. Venant de Toulon, un char Sherman s'était mis en batterie sur le pont de la Reppe ainsi qu'un deuxième à l'ancien abattoir au quartier Saint-Joseph. Ils se tiraient dessus de part et d'autre. Pendant trois quarts d'heure les balles ont sifflé autour de moi, j'ai cru que j'allais mourir. Chargée de soldats, de munitions et de fûts d'essence, une colonne de 6 à 7 camions allemands a finalement été stoppée sous le feu des tanks, des armes automatiques, des mitrailleuses lourdes et des fusils mitrailleurs avant d'exploser et de brûler ». Jacques Martina-Fieschi parvient alors à regagner sa maison et sa famille, constatant alors les dégâts.
« La bataille a duré trois quarts d'heure avec une telle intensité que les platanes étaient incendiés, notre maison et celle de notre voisin étaient criblées de balles, la teinturerie Maunier était en feu. Quand le combat s'est arrêté, nous nous sommes approchés des camions allemands, leurs occupants avaient été tués ou brûlés au volant de leur véhicule ou fait prisonniers. Ollioules était libérée.

scroll back to top