4cer140518Ils s'appelaient Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, ils étaient deux soldats d'élite de l'armée française. Dans la nuit du 9 au 10 mai, ils ont été tués au Burkina Faso lors d'une opération militaire ayant servi à libérer quatre otages, dont deux touristes français, capturés le 1er mai au Bénin.

La ville d'Ollioules a voulu dire à ces deux hommes toute sa tristesse et toute son admiration pour leur courage et leur abnégation, qu'ils ont payé au prix fort, le prix de leur vie.

Monsieur le Maire Robert Bénéventi avec à ses côtés de très nombreux élus du conseil municipal, Mme Laetitia Quilici, vice-présidente du conseil départemental, Jacques Thimoléon maire-adjoint honoraire et maître de cérémonie, Baptiste Brignano, maire du conseil municipal des jeunes, une délégation du 519ème GTM représentant le Commandant Duval, un représentant du commandant Lafosse de la CRS 59, les membres du comité d'entente des associations patriotiques et les porte-drapeaux, des représentants de L'Union Nationale des Parachutistes, une délégation de la Police Nationale, la Police Municipale, une délégation des sapeurs-pompiers d'Ollioules, les bénévoles des CCFF et de la Réserve Communale de Sécurité Civile, les membres du corps enseignants et de la communauté éducative, le Colonel Carpentier, président du Comité de Bandol de la Société des Membres de la Légion d'Honneur, les membres du personnel communal et un très grand nombre d'Ollioulaises et d'Ollioulais venus exprimer leur chagrin et leur compassion.

Devant les monuments aux morts, le maire a rappelé qu'il y a 4 ans lors des attentats terroristes qui ont ensanglanté notre pays, il avait dit, lors du moment de recueillement partagé devant l'hôtel de ville, que la France était en guerre.
Il a continué en soulignant que « depuis le sang a coulé à nouveau et de nombreux innocents ont perdu la vie, ou ont été blessés, victimes d'un terrorisme islamiste barbare. Face au danger et à la menace terroriste, ils n'ont pas tremblé, ils n'ont pas hésité, ils ont protégé les otages au prix de leur propre vie, tout comme l'avait fait avant eux le colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame. Ils sont morts pour la France.
Tous les trois avaient en commun d'avoir choisi de servir la France et d'en assurer sa sécurité, sur le territoire national ou hors de nos frontières, cela faisait partie de leurs missions et ils en acceptaient les conséquences.

2cer140518Les deux militaires, tués par deux ravisseurs lors de l'opération, étaient deux sous-officiers du commando d'action sous-marine Hubert, considéré comme le plus prestigieux des groupes militaires, et comme l'unité de forces spéciales la plus sélective de toute l'Armée française.
Au cours de leur carrière exemplaire ils ont tous les deux fait preuve d'un engagement hors du commun qui leur avait permis de devenir des soldats d'exception.
Nous partageons aujourd'hui le chagrin de leurs familles et de leurs proches, tous unis dans la dignité et le respect".

Cédric de Pierrepont était titulaire de la Médaille d'or de la Défense nationale, une médaille d'Outre-mer avec agrafes Sahel et Liban et une Croix de la Valeur Militaire.
Alain Bertoncello avait été décoré de la Médaille d'Outre-mer pour le Moyen-Orient ainsi que de la Médaille d'argent de la Défense nationale.

Ils ont tous les deux étés décorés de la médaille militaire et de la Croix de la valeur militaire, et élevés au grade de chevalier de la Légion d'honneur.

Le maire a eu aussi des paroles pour honorer la mémoire du guide du parc, Fiacre Gbédji, guide des 2 otages français, qui a été tué lors de leur enlèvement au Bénin.

Après le dépôt d'une gerbe au nom de la ville, et le ravivage de la flamme, un moment recueillement a été observé avant une marseillaise chantée par de nombreux participants.1cer140518

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