chatoLa ville d'Ollioules vous propose de découvrir les vestiges du Château Féodal. Cristallisé et sécurisé en 2012-2013 le site du château est à présent visitable en toute liberté. Des panneaux disposés à l'intérieur des ruines vous aideront à mieux comprendre leur évolution.
Accès libre de 9h à 19h en été et de 10h à 18h en hiver (merci de respecter les consignes de sécurité).

Le site du château féodal d'Ollioules
L'emplacement du château répond à une nécessité stratégique. Situé au débouché des Gorges d'Ollioules, sur une hauteur bordant la Reppe, il surveille la plaine au sud, et contrôle le passage des gorges au nord.
Au fil des siècles, les occupants successifs ont profondément modifié le bâti d'origine. Du matériel épars et un grand nombre de pierres taillées puis réutilisées témoignent d'une occupation romaine sans que l'on puisse la localiser avec certitude. La première mention d'Ollioules remonte à l'an 1031.

A cette époque, le territoire appartenait aux vicomtes de Marseille qui firent probablement construire le château primitif dont les traces ont disparu à ce jour.
En 1044, la « forteresse » est mentionnée lorsque les vicomtes de Marseille y établissent un château. L'habitat devait y être diffus, mal structuré et peu défendu.
Les moines de Saint-Victor détenaient également des droits à Ollioules mais, en 1096, on trouve témoignage de l'existence d'un projet d'église paroissiale destiné au chapitre cathédral de Toulon. Une entente fut signée un siècle plus tard, en 1143, entre le monastère et l'archevêché. Le castrum d'Ollioules revint alors à l'abbaye Saint- Victor tandis que l'église restait au chapitre de Toulon.

Les Vintimille d'Ollioules
L'an 1266 marque un tournant majeur dans la vie et l'évolution architecturale du château.
Le mariage entre Sybille de Signes d'Evenos et Emmanuel de Vintimille voit l'entrée en scène à Ollioules de cette grande famille italienne, amie du comte Charles 1er d'Anjou, frère du roi Louis IX (Saint-Louis).
Le mariage entre ces deux familles va entraîner une grande campagne de restructuration et d'agrandissement du site.

Le temps des troubles
La première moitié du XIV° siècle marque le début d'une longue période de guerre qui, alliée à une dégradation des conditions climatiques, va fragiliser les populations.
Ces temps de guerre engendrent de grandes campagnes de restructurations des fortifications et le château va se doter pour la première fois d'une défense. La forteresse doit pouvoir servir de refuge aux villageois. Cette première campagne de travaux de fortification s'étend de 1323 à 1335. On voit apparaître de nouveaux remparts, les murs extérieurs sont épaissis, les portes et les fenêtres sont rétrécies et transformées en archères. En 1343, à la mort du roi Robert, la situation d'Ollioules se modifie radicalement. Les conditions climatiques et les querelles politiques s'aggravent encore. En 1348 éclate une première série de guerres civiles opposant Marseille à la reine Jeanne, fille du roi Robert, Comte de Provence et roi de Naples (1278-1343).

Le développement de la propriété et la fin de la féodalité
A partir de 1471 apparaissent des actes d'habitation un peu partout en Provence. En 1507, les Vintimille installent seize familles de paysans près de la tour seigneuriale. Le site connaît encore une occupation, mais elle est beaucoup moins importante. Les seigneurs n'y vivent plus. La pauvreté des lieux encourage les bergers, les agriculteurs et les carriers à tirer profit du site abandonné.
C'est alors qu'il sera peu à peu démantelé. Les pierres extraites sur le site serviront à bâtir de nouvelles maisons au pied de la colline ou à agrandir les habitations du village.
En 1720 et 1721, la peste se répand en Provence. Le château servira de refuge aux pestiférés qui seront parqués dans les anciens murs du château.
L'an 1795 marque la destruction partielle des portes de la ville, qui seront toutes démantelées au second Empire.
Sauvées de la destruction par la famille Pagèze qui en devient propriétaire en 1974, les ruines seront rachetées par la commune en 1999 pour le franc symbolique.

scroll back to top