Ollioules à travers les siècles

Fréquenté par l’homme dès le Néolithique, le territoire d’Ollioules est par la suite occupé par la tribu celto-ligure des Camatulici. Ils créent sur la colline de la Courtine le plus vaste oppidum de la région, véritable ville fortifiée qui entretient des relations commerciales avec le comptoir grec de Tauroeis (aujourd’hui le Brusc, sur la commune de Six Fours). Dès cette époque, on cultive l’olivier qui sera le véritable emblème de la ville, puisqu’il lui a donné son nom et figure sur ses armoiries.

Du Moyen Age, Ollioules (Oliolis ou Oliolas) conserve de nombreux vestiges, dont les ruines du château féodal (XIe-XVe siècles) et sa chapelle Notre-Dame du Château (XIIe siècle), l’église Saint-Laurent (Xie-XVIIe siècle) et un important noyau médiéval dans la vieille ville.

Les XVIe et XVIIe siècles représentent en effet la période la plus prospère. De 240 maisons à la fin du XVe siècle, la ville passe à 600 maisons à la fin du siècle suivant, puis 700 maisons à la fin du règne de Louis XIV. C’est dire l’importance des chantiers de construction durant cette période.

Ollioules est alors peuplé d’agriculteurs et de petits propriétaires terriens, mais aussi d’une riche bourgeoisie et de quelques familles nobles. A coté des oliviers traditionnels, le terroir se couvre d’orangers et de citronniers, qui feront l’admiration des visiteurs venus du Nord. L’olivier, cultivé pour la production d’huile d’olive, est sans doute la production la plus ancienne du terroir ollioulais. Au Moyen Age, les huiles ollioulaises se vendront jusqu’à Alexandrie, en Égypte et plus tard se retrouveront même à la Cour de Versailles.

La fleur, dont les premières mentions remontent au règne de Louis XIV,  fera aussi la renommée et la richesse de la commune, au XIXe et XXe siècle, accélérant son développement et son essor économique, grâce aussi au chemin de fer qui permet une large diffusion de la production dans toute l’Europe.

Autres productions traditionnelles, les fruits et les légumes : figues noires, pêches, citrons et oranges, câpres, salades, choux, ail, oignon et même safran. Il existe d’ailleurs encore aujourd’hui un souci d’Ollioules, orange à coeur vert, dont les graines sont commercialisées et qui est toujours cultivé à la Courtine.

Une grande part de la vielle ville actuelle remonte ainsi aux XVIe et XVIIe siècles, ce qui constitue un ensemble exceptionnel dans notre région pour la Renaissance et l’époque de Louis XIII. Tout aussi exceptionnels sont les décors de gypseries.

Vous pourrez ainsi admirer les façades de vastes maisons Renaissance, comme celles du n°12 rue Marceau ou du n°27 rue Gambetta, mais aussi de nombreux ensembles d’époque Henri IV et Louis XIII, dont le joyau est sans conteste la Maison du Patrimoine, petit hôtel particulier des années 1620 situé 20 rue Gambetta.

En 1793, lors du siège de Toulon par les troupes républicaines, c’est à Ollioules, au château de Montauban, que sont élaborés les plans pour la reprise de cette puissante voisine. Ils sont l’œuvre d’un jeune officier d’artillerie, Bonaparte, dont la brillante carrière prit son essor sur notre territoire.

Au XXe siècle, la ville poursuit son développement, même si les activités traditionnelles tendent à s’estomper. De 4000 habitants au début du XXe siècle, elle atteint aujourd’hui une population de près de 14000 habitants. Sans renoncer pour autant à son authenticité de gros bourg provençal, Ollioules a su ne pas rester repliée sur son passé et devenir une commune moderne et dynamique. Avec les nombreux ateliers d’artisans d’art installés dans la vielle ville, elle a ainsi obtenu le titre de « Ville et Métiers d’Art »

Cité des Fleurs et de l’Olivier, Ollioules a toujours aimé conjuguer tradition et modernité en valorisant sa richesse patrimoniale et  le savoir-faire de ses artistes et artisans.

Depuis plus de 20 ans, la ville a lancé un programme d’accueil d’artisans d’art au cœur du centre ancien de la cité. A ce jour plus de 30 métiers d’Art vivent de leurs créations dans des locaux rénovés par la ville, céramistes, peintres, sculpteurs, créateur verrier, luthiers, vitrailliste… Tous ont en commun cet amour de l’art qui a permis à Ollioules d’obtenir le label  « Ville et Métiers d’art » dès 1998.

Les ateliers sont ouverts toute l’année et ils reçoivent les visiteurs dans un cœur de ville qui incite à la promenade. Les artistes et artisans Ollioulais sont regroupés au sein de l’association Echos d’Art.

Un circuit du patrimoine a d’ailleurs été réalisé pour permettre aux visiteurs de flâner entre ruelles et portiques, fontaines et arcades, tout en admirant la richesse du patrimoine local.

La ville accueille aussi tous les deux ans une grande exposition sur les fleurons de l’artisanat national  et a eu ainsi le plaisir de présenter au public  la verrerie de Biot, les tapisseries d’Aubusson, les cristaux de Baccarat et son pôle bijoux ainsi que les dentelles du Puy en Velay.

Une galerie d’art, la galerie de l’Olivier, située au 5 de la rue Gambetta, a aussi été mise à la disposition de l’association Echos d’Art. Elle permet d’accueillir des artistes locaux ou régionaux et d’exposer conjointement un métier d’art.

Grâce à un très grand nombre d’associations, la commune  propose toute l’année des animations de qualité : Fête de la Soupe, Corso Fleuri, Foire aux Plantes, Journées Européennes des Métiers d’Art, Fête de la Saint Laurent, concerts de l’été, Saint Eloi, Journées Européennes du Patrimoine, la journée Vintage, la Fête de l’Olivier d’Ollioules, la Foire aux Santons, les fêtes de Noël, le Salon des Métiers d’Art…

Autant de festivités qui tissent des liens étroits entre tous les habitants et leur donnent la possibilité de faire découvrir aux visiteurs toutes les richesses du patrimoine Ollioulais.

L’oppidum celto-ligure de la Courtine, les vestiges du château féodal, l’église St Laurent, la chapelle de l’Oratoire, la maison du Patrimoine, site inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques et dont l’entrée et l’escalier décoré de gypseries sont classés, la chapelle de Faveyrolles, les ruelles étroites avec leurs portiques rénovés et illuminés, les places accueillantes et la fraîcheur des fontaines…

Sans oublier les remparts, mais aussi le fleuve côtier la Reppe qui traverse la ville, le canal des arrosants, le Moulin de Palisson, autant de témoignages d’un patrimoine riche et vivant.

Ce respect du patrimoine naturel allié aux efforts faits pour le fleurissement des rond-points et des entrées des villes ont permis à la ville d’obtenir 3 fleurs au concours national de ville fleuries et en 2004 le prix régional de mise en valeur de l’olivier, arbre qui a donné à la commune les racines de son nom.

Ollioules accueille aussi la Scène Nationale Châteauvallon, sur 8 hectares de terrain que la ville met gracieusement à la disposition de ce lieu prestigieux, désormais symbole de la vie culturelle de la Métropole Toulon Provence Méditerranée.

Autant de lieux qui invitent à la promenade, et qui seront vite incontournables pour vos loisirs familiaux et culturels.

Service Archives et Patrimoine, Vie des Quartiers
1217 avenue Jean Monnet
83190 Ollioules
Fax:04.94.63.78.93