Un jeune Ollioulais, Aubin Chevillard, vice champion du monde en street workout

Aubin Chevillard est né en 1998 à Manille Philippines. Ce jeune Ollioulais, fils d’un qui papa également grandi dans la capitale des fleurs. Son goût pour le sport lui est venu à Istanbul en 2012 alors qu’il logeait au consulat de France où travaillait ses parents. C’est en voulant défier son père en traction qu’il a progressé et à vite dépasser son concurrent. À son retour en France en 2016 il est inscrit à la fac de Clermont pour effectuer une paces.

Il se rapproche très vite du club local le Vulcan street workout et des surnoms lui sont attribués tels que “la Bête”, “la machine” ou autres… À son retour de Clermont il s’entraîne avec des pratiquants de ce sport à Toulon sur la plage du Mourillon, à Marseille plage du Prado, la Ciotat et chez lui où il a aménagé une salle de sport.

Ce sport étant partagé sur les réseaux sociaux par les pratiquants à travers la France et même le monde, il est  recruté au mois d’avril par un club de la région parisienne le swat Team qui est installé à Villepinte avec pour objectif de le faire participer aux championnats du Monde, moins de 80 kg, qui se sont déroulés à Kiev le 24 août dernier. Ce club représentait la France.

Aubin est devenu vice champion du Monde en “muscle up” nombre maximal de répétitions lesté à 20kg (traction où il faut passer au dessus de la barre bras tendus). Il a également fini 3eme au combiné “dips+tractions” lesté en poids maximum.

Le street workout (littéralement «entraînement de rue ») est un loisir sportif mêlant la gymnastique, la musculation ainsi que le parkour. Mélangeant figures de force, de souplesse, d’équilibre, et d’agilité, le street workout se pratique essentiellement en extérieur. L’engouement pour le street workout est souvent rattaché à des pratiques de rue à New York, popularisées par internet et notamment sur Youtube par les premières vidéos du jeune afro-américain new-yorkais « Hannibal For King » (2008) ou bien celles de l’équipe des Bar Brothers ; ces vidéos ont totalisé des millions de vues.

Dans ces vidéos, les pratiquants démontrent l’utilisation de divers mobiliers urbains pour la réalisation de leur entrainement : bancs, barres, poteaux, structures urbaines de jeux pour enfants, etc… En quelques mois, cette pratique est reprise à travers le monde et des équipes sont constituées dans de nombreuses villes d’Amérique du Nord et d’Europe (y compris la Russie), qui diffusent également des vidéos de leur pratique, sur internet et les réseaux sociaux.

Des centaines de parcs de street workout existent en France. Ces équipes se regroupent rapidement au sein d’une nouvelle structure, la World Street Workout & Calisthenics Federation et mettent en place diverses manifestations locales ou internationales : rassemblements, démonstrations, compétitions… De même, une éthique du street workout est progressivement définie, en opposition de certaines pratiques du culturisme (poids, barres et haltères, prise de masse musculaire, exhibition des muscles) et du fitness (entrainement coûteux, en salle privée, sur machines), tout en prônant une hygiène de vie et une alimentation saine.

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